« Les collectivités ne contribuent pas à l’endettement du pays »
Le débat d’orientation budgétaire de l’exercice 2026 d’Amiens Métropole s’est tenu le 18 décembre, dans un contexte national incertain.
d’après l’Insee (comptes nationaux base 2020) jusqu’en 2024 (avril 2025).
07.01.2026
JDA 1139
La démarche est nécessaire pour pouvoir voter le budget début 2026. Discussion préalable non soumise au vote, le débat d’orientation budgétaire d’Amiens Métropole s’est déroulé lors du dernier conseil métropolitain de l’année 2025, le 18 décembre. Mais sans certitudes quant aux implications de la loi de finances (le budget national) 2026 sur les deniers de la collectivité. Néanmoins, le président d’Amiens Métropole, Alain Gest, a affirmé sa volonté d’aller au bout de la programmation pluriannuelle des investissements (PPI) 2022-2026 pour « achever nos actions annoncées ».
Atteinte à la décentralisation
Les prémices de la loi de finances font craindre « une perte de 9 millions d’euros » pour la collectivité. Alain Gest y perçoit « une réelle atteinte à la décentralisation, à l’autonomie des collectivités ». Il a ainsi souligné que ces dernières « ne contribuent pas à l’endettement du pays » (leurs dettes représentent environ 10 % du PIB, un niveau stable depuis quarante ans, cf. graphique ci-dessus). Et qu’en conséquence, « les élus locaux sont confrontés à une situation dont ils ne sont pas responsables ». Pour Amiens Métropole, cette situation se traduit par une « nécessaire maîtrise des dépenses de fonctionnement », a également pointé son président. D’autant que les autres collectivités comme la Région ou le Département, qui sont ses partenaires financiers dans de nombreuses opérations, sont confrontées aux « mêmes problématiques ». Néanmoins, forte de « fondamentaux solides » (un endettement maîtrisé, une épargne de gestion d’environ 30 millions d’euros), la communauté d’agglomération reste en mesure de « maintenir l’investissement. Car l’investissement, c’est de l’activité. Et l’activité, de l’emploi ».
Impôts : pas de hausse des taux
Environ 44 millions d’euros d’investissements devraient ainsi être réalisés en 2026. Et l’aide aux associations, aux acteurs culturels et sportifs, ne faiblira pas. « Amiens Métropole maintient son soutien, là où d’autres collectivités s’en servent de variable d’ajustement budgétaire », a tenu à préciser Pierre Savreux, le vice-président délégué à la culture. Concernant les taux d’imposition, il est prévu de « ne toujours pas les augmenter », a rappelé Alain Gest. Fixer ces taux est la seule marge de manœuvre de la collectivité en la matière. Les bases d’imposition, elles, sont révisées par l’État.
Jean-Christophe Fouquet
À NOTER
Prochain conseil d'Amiens Métropole le 12 février, à 18h, |