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Magali Contant : « J’ai tous les maillots des Bleus »

Ancienne footballeuse de haut niveau, la maire de Saint-Sauflieu se remémore au milieu des tuniques bleues la première étoile tricolore vécue en bivouaquant avec des ados.

Magali Contant : « J’ai tous les maillots des Bleus » © Laurent Rousselin

01.07.2026

JDA 1159

« Oh, puis j’ai celui - là aussi… » Magali Contant nous avait prévenus qu’elle avait des maillots des bleus, dont le dernier (en vert-de-gris, couleur de la statue de la Liberté). On n’imaginait pas une telle collection, entre les heures de gloire (la deuxième étoile en Russie) et celles à oublier (le fiasco en Corée en 2002). « Mon préféré, forcément, c’est celui de Zizou de 98 », dit-elle en le dépliant. En 1998, la jeune Magali était déjà footballeuse à Compiègne où elle côtoiera Gaëtane Thiney (163 sélections en équipe de France) et Nadia Benmokhtar, entre autres. Cet été-là, son Bafa en poche, elle emmène des ados d’Île-de-France crapahuter sur les pentes du Canigou. « On marchait sept heures par jour, au milieu des cochons et des bergers, avec des gamins qui ne voulaient surtout pas marcher… La motivation, on l’avait en se disant que le soir, au bivouac, on écouterait les matchs à la radio… »

La finale dans un camping

1998, une autre époque donc. Pas de portable, pas de réseau. Les ados et leurs monos entourent alors un petit poste. « On sursautait à chaque action. La radio, ça te fait vivre les matchs de manière hyperforte », décrit celle qui intégrera l’équipe des polémistes de l’émission La Tribune sur ICI Picardie à la rentrée prochaine. « Bon, pour la finale, j’ai exigé qu’on aille dans un camping qui était équipé d’une télé ! sourit Magali Contant. C’étaient deux formidables aventures, la nôtre et celle des Bleus. D’ailleurs, le lendemain, notre périple s’achevait. » La défenseure avait encore de belles saisons devant elle à Compiègne puis à Montières-Étouvie. Là où elle allait devenir coach et emmener les féminines en Nationale. « J’ai arrêté à 39 ans, précise Madame la maire de Saint-Sauflieu depuis 2023. On ne peut pas tout faire. » Mais on peut continuer de collectionner les maillots.

Antoine Caux