Nouvelle Lune : décollage dans six mois
Le chantier de la future salle de 500 places de La Lune des pirates avance à grands pas. Son ouverture, le 12 septembre à Saint-Leu, devrait faire grand bruit.
un large plateau de 80 m2, la future scène impressionne.
11.03.2026
JDA 1146
Dans quelques mois, Amiens Métropole décrochera la Lune. En attendant le décollage sonore, la construction du nouveau bâtiment bat son plein, à l’angle des rues des Archers et Edmond-Fontaine. « Le chantier entre dans sa phase finale, indique Pierre Savreux, vice-président d’Amiens Métropole délégué à la culture et au patrimoine. C’est un choix fort de maintenir ce type d’équipement en centre-ville. Ce lieu totem a vocation à incarner la scène des musiques actuelles dans son ensemble à Amiens. » Au coeur de Saint-Leu, la salle de 500 places permettra à La Lune des pirates de franchir un cap : doublement de la capacité par rapport à la salle du quai Bélu, confort d’écoute optimisé et plus grande notoriété.
La maison des musiciens
Les locaux occupent une surface de plancher d’environ 1 000 m2, intégrés au paysage. « La salle est dotée d’une scène de 80 m2, d’un espace d’accueil et bar, d’un pôle administratif avec bureaux et terrasse, de loges et de locaux techniques », liste Antoine Jacquemart, responsable de la maîtrise d’ouvrage à Amiens Métropole. Ajoutez à cela un studio d’enregistrement indépendant. Entre les deux, un nouveau passage sera créé, juste en face de l’entrée du bâtiment des Minimes de l’université (photo ci-dessous), qu’emprunteront quotidiennement riverains et étudiants. Le coût total du projet s’élève à 7,6 millions d’euros.
Deux lieux
Labellisée Scène de musiques actuelles (Smac), La Lune des pirates version 2026 fonctionnera donc sur deux sites. « La salle historique, riche en souvenirs pour les Amiénois et les artistes qui s’y sont produits, sera nommée Le Club, annonce Antoine Grillon, son directeur. Les deux lieux seront complémentaires. » Le Club privilégiera la promotion et l’émergence de musiques plus alternatives quand la grande salle pourra permettre « d’accueillir d’autres artistes et de mettre notamment en place des décors pour les spectacles, ce qui n’était jusqu’alors pas possible ». Modernité et continuité en perspective pour celle qui doit son nom à la chanson Lune des pirates du chanteur amiénois Paul Boissard. Du gros oeuvre au gros son, il n’y a qu’un pas. Six mois exactement avant l’ouverture au public.
Simon Playoult