Solidarité féminine dans l’effort
Trois collectifs amiénois proposent aux femmes adeptes du running de pratiquer leur sport du même pas.
21.01.2026
JDA 1141
Ensemble, elles courent et œuvrent à mettre en lumière le running urbain. Fondatrices d’associations 100 % féminines, Emma, Coline et Donna-Joyce se passent le relais pour fédérer autour de leur passion. Sur les réseaux sociaux, elles mobilisent des centaines de personnes pour brûler le pavé d’Amiens. Se réunir pour courir, tel est le point commun de ces jeunes sportives. « J’ai tout simplement lancé ce groupe car je courais seule, indique Coline Blangez, 25 ans, créatrice de Run’her en novembre 2025. Depuis, j’ai fait de belles rencontres. À l’unisson, on se motive à sortir, y compris l’hiver et le soir, on explore de nouveaux itinéraires, on se challenge. »
S’entraîner et s’entraider
C’est avec l’objectif de « rendre plus accessible la pratique du running aux femmes » que ces collectifs ont vu le jour. « Certaines personnes ressentaient des barrières (peur de se lancer, du regard des autres, de mal pratiquer..., ndlr), poursuit Emma Therial, 26 ans, meneuse des Runardes, association fondée en 2020. Mon engagement de départ était de balayer certains a priori sur la course à pied et de transformer les entraînements en moment de convivialité. Je pense que c’est ce qui attire. » Même mobile pour Donna-Joyce Leriche, 19 ans, de LCA (Les Coureuses amiénoises), collectif né en octobre dernier, qui y voit une opportunité de promouvoir le bien-être physique et mental. « Nous rassemblons des personnes de tous âges, relève-t-elle. Cette mixité nous stimule. Nous sommes devenues une vraie communauté. » Ainsi, au-delà de la course, certaines femmes, touchées par la maladie ou sédentaires, intègrent ces groupes pour trouver un soutien et se dépasser. « Lorsqu’on court, on parle assez facilement, on se lâche, souligne Emma Therial. C’est parfois plus facile d’exprimer ses émotions sans regarder quelqu’un dans les yeux, parmi des inconnues. Ça redonne confiance en soi. » Solidarité féminine dans les rues de la ville.
Simon Playoult