Titi Buengo : « Pendant l’hymne, on pleure de l’intérieur »
L’ancien buteur amiénois, qui a grandi à Amiens Nord, a participé à la Coupe du monde 2006 en Allemagne avec l’Angola. Le plus beau souvenir de sa carrière.
24.06.2026
JDA 1158
C’était il y a vingt ans. L’Allemagne accueillait un Mondial qui ne refoulait personne à la frontière et ne comptait alors que 32 équipes (48 en 2026). Parmi elles, l’Angola avec un certain Titi Buengo, futur goleador du côté de La Licorne. « C’est d’ailleurs dans notre hôtel en Allemagne que le dirigeant Arnaud Dos Santos est venu me faire signer à l’Amiens SC », confie l’ex attaquant, 20 buts sous le maillot picard entre 2006 et 2008. Retenu dans la liste des 23 Angolais, il vivra ce qui reste « le plus beau souvenir de [sa] carrière ». Et tant pis, s’il n’a pas joué : « J’étais sur le point d’entrer face au Mexique, mais l’équipe a pris un carton rouge ». Le sélectionneur changeait ses plans, Titi restait sur le banc.
Arrivé à 8 ans rue Carvin
« La Coupe du monde, c’est incroyable pour l’ambiance qu’il y a autour, dit-il. Dès les matchs de préparation. » Comme à Naples face à l’Argentine pour les débuts d’un certain Leo Messi. « La ferveur en Afrique est dingue. À l’hôtel, tu ne peux pas être tranquille. Même à notre “petit” niveau, on est considéré comme des stars. » Ajoutant à la fierté de représenter l’Angola où Titi a grandi jusqu’à ses 8 ans : « Pendant l’hymne, on pleure de l’intérieur ». Remontent alors des souvenirs d’enfance. « On chantait l’hymne chaque matin à l’école. Celui qui arrivait en retard prenait un coup ! » C’était avant de rejoindre sa maman à Amiens, dans la rue Carvin « où on courait sur le goudron avec nos crampons moulés ». Et avant de percer à Saint-Quentin puis de rejoindre la Ligue 2 et la sélection angolaise. Comme son père avant lui. « Il est mort avant de me voir porter le maillot national. C’est mon plus grand regret. »
Antoine Caux