Un vœu pour enfouir les odeurs à Boves
L’assemblée métropolitaine réunie le 28 mai a émis un vœu contre les nuisances olfactives dues au centre d’enfouissement des déchets de Boves. Et contre son agrandissement.
03.06.2026
JDA 1155
C’est un message adressé aux « services de l’État » afin qu’ils « exigent que le gestionnaire du site d’enfouissement des déchets de Boves (Veolia, ndlr) respecte ses engagements et obligations en matière de maîtrise des émanations de gaz ». Et il a été envoyé par la totalité des conseillers d’Amiens Métropole réunis le 28 mai. Ce vœu, soumis à l’assemblée par la maire de Boves Marylène Brare, affirme également l’opposition de l’intercommunalité « au projet d’extension du centre d’enfouissement ». Le tout « dans le but de rétablir une qualité de vie satisfaisante pour les populations environnantes ». Populations dont des représentants manifestaient le soir même leur mécontentement dans la cour de l’hôtel de ville d’Amiens.
Sept communes touchées
Le texte adopté rappelle que « suivant les signalements effectués par la population, depuis le mois de janvier 2025 les nuisances constatées dépassent les vingt jours par mois ». Et que ces nuisances « s’étendent, d’après les témoignages exprimés, sur les communes de Boves, Sains-en-Amiénois, Saint-Fuscien, Cagny, Longueau, Amiens et Grattepanche ». Ce qu’a « pu constater récemment à Sains-en-Amiénois » (lors d’une visite) Frédéric Fauvet, président d’Amiens Métropole, pour qui « il s’est passé quelque chose sur ce site ces dernières années ».
Malodorant et coûteux
Mais il s’est passé quoi ? Dur de le savoir. « Nos possibilités d’actions sont limitées », a souligné Frédéric Fauvet avant de préciser que « notre place (celle d’Amiens Métropole, ndlr) est surtout d’intervenir en amont ». C’est-à-dire d’inciter à un meilleur tri des déchets afin que les volumes destinés à l’enfouissement diminuent. Néanmoins, Amiens Métropole n’est pas le seul “fournisseur” de ce site qui reçoit des déchets en provenance « de tout le département et au-delà ». Par ailleurs, l’enfouissement « est de plus en plus cher », a pointé Esra Ercan, conseillère métropolitaine et présidente du Pôle métropolitain du Grand Amiénois. Mais comme l’a rappelé Frédéric Fauvet « des déchets, on en a, il faut bien les traiter. La question de l’incinération sur notre territoire va se poser ». En attendant, les services de l’État sont alertés.
Jean-Christophe Fouquet
À NOTERProchain conseil métropolitain le 25 juin, à 18h, salle des Assemblées de l’hôtel de ville d’Amiens. À suivre sur amiens.fr. |