L’immigration en question au sein du conseil municipal
29.09.2026
JDA 1165
Nous avons voté CONTRE la volonté de la majorité municipale d’adhérer à l’ANVITA, l’Association nationale des villes et territoires accueillants. Notre position est claire : nous ne contestons ni la dignité des personnes, ni la nécessité de faire respecter les droits fondamentaux. Face à la détresse, l’humanité doit toujours guider l’action publique. Mais l’adhésion à l’ANVITA n’est pas un simple geste administratif ou symbolique. Elle engage désormais notre ville dans une vision politique particulière de l’accueil, et aura des conséquences sur les priorités municipales et sur les finances de la collectivité. Après une élection municipale très serrée, Amiens demeure une ville politiquement diverse et profondément partagée. Dans ce contexte, le maire doit être le maire de tous les Amiénois, y compris de ceux qui n’ont pas voté pour lui. Une majorité étroite ne devrait pas engager la ville dans des choix idéologiques clivants, notamment sur une question aussi sensible que l’immigration, sans débat approfondi ni évaluation précise. La politique migratoire relève d’abord de l’État. Le rôle de notre municipalité est de garantir des services publics efficaces, la tranquillité publique, une ville propre et sûre, ainsi qu’une solidarité concrète envers tous les Amiénois, particulièrement les plus fragiles. Nous défendons une ville ouverte, respectueuse et solidaire. Mais cette solidarité doit être organisée, assumée financièrement et décidée en toute transparence. Amiens aurait dû se passer d’une telle adhésion qui risque d’ajouter de la division là où nous avons besoin d’unité.
Julia Bellina et les élus du groupe
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