Le bus, un échec signature de 12 ans de mandat
01.01.1970
JDA 1145
Retour en 2014. La droite remporte la mairie et la Métropole, notamment grâce à son opposition au tramway, jugé trop coûteux, causant trop de travaux et insuffisant en termes de service aux habitant·es. En alternative, la nouvelle majorité promet un projet qui ferait toute la différence : le Bus à Haut Niveau de Service. Un BHNS présenté comme le “projet le plus ambitieux d’Europe”, reposant sur une flotte de bus électriques “novatrice”. De quoi faire sacrément envie, sur le papier.
Sur le papier seulement. Parce que dans les faits, le projet s’enlise dans de longues et douloureuses années de travaux pour mettre les bus en site propre (et uniquement sur certains tronçons de chaque ligne). Avec la mise en service (retardée) vient le désenchantement : les pannes, attribuées au climat (!), se multiplient et obligent l’intégralité des bis NEMO à faire l’aller-retour avec le fournisseur pour maintenance.
La Métropole s’est mise dans la main du fournisseur Irizar du fait de la spécialisation technique des véhicules, il devient alors impossible de réclamer le dédommagement qui serait logiquement dû à la collectivité pour les dysfonctionnements cités plus haut. Pire : la collectivité continue de payer pour la maintenance et l’entretien des bus…
Sur le long terme, cela a fini par coûter plus cher qu’initialement prévu et et le service n'est pas à la hauteur des promesses de départ :
- exit les 10 minutes de fréquence entre chaque bus
- exit la promesse de l’extension de la gratuité au mercredi
Un échec cuisant, donc, mais qui n’empêche pas Alain Gest de s’en prendre aux journalistes qui le soulignent, dans un ultime baroud de déshonneur.
Hélène Delattre et Zoé Desbureaux
h.delattre@amiens-metropole.com – z.desbureaux@amiens-metropole.com
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