le 11 septembre 2026
Une femme, seule, suspendue au‑dessus du vide.
Dans Rouge Merveille, Chloé Moglia poursuit son exploration du corps en suspension, au plus près du fil du déséquilibre. Ici, Mélusine habite un espace vertical qu'elle met en mouvement grâce à un mécanisme simple — une roue, un axe, une ligne qui s'élève.
Quand la ligne est droite, il est temps de monter.
Dans cet environnement contraint, chaque geste compte. Rien n'est laissé au hasard : l'attention est totale, au mouvement comme au silence. La suspension devient un terrain d'exploration où les limites ne freinent pas, mais ouvrent des possibles. Elles deviennent des appuis, des leviers.
Peu à peu, la présence s'installe. L'interprète est là, pleinement, dans le geste et dans le regard. Elle compose avec les spectateurs, avec l'espace, avec le temps. Entre maîtrise et lâcher‑prise, elle se laisse traverser — par les sensations, les pensées, les imaginaires.
Rouge Merveille est une expérience à la fois précise et sensible.
Un moment suspendu, où l'on regarde autrement. Où l'on ralentit. Où le corps, seul, suffit à faire surgir des mondes.
Vendredi 11 septembre à 21h
Cirque Jules Verne