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Mario Richer : « On verra à la fin si on a assez de points »

Rappelé à Amiens pour inverser la tendance d’une saison jusque-là galère, l’entraîneur québécois des Gothiques n’attend aucun miracle. « Il va falloir se battre pour décrocher une place en play-offs. »

Mario Richer : « On verra à la fin si on a assez de points » © Laurent Rousselin

24.01.2023

Rappelé à Amiens pour inverser la tendance d’une saison jusque-là galère, l’entraîneur québécois des Gothiques n’attend aucun miracle. « Il va falloir se battre pour décrocher une place en play-offs. »

 

Il reste dix matchs (un peu moins d’un quart du championnat) pour décrocher une place dans le top 8 direction les play-offs. C’est encore beaucoup ou c’est déjà trop peu ?

Ce n’est pas beaucoup. Quand ton début de saison est excellent, ça t’aide pour le reste de la saison. Mais quand ton entame de saison est mauvaise, tu cours après ta queue tout le temps. Et nous, on court après notre queue. Sur certains matchs, on ne passe pas loin. Mais les choses ne tournent pas pour nous. Maintenant, il ne faut pas vivre dans le passé. Il faut continuer à se battre jusqu’à la fin de la saison. On a des matchs contre des concurrents directs, des matchs à six points. Ça va se jouer à peu de choses.

Vous avez eu des mots forts envers la qualité de l’effectif (*). Vous ne vous attendiez pas à un tel chantier ?

Non. Mais ça fait partie du boulot. Quand tu prends une équipe qui ne va pas bien, il ne faut pas t’attendre à ce que ça change du jour au lendemain. Il y a des habitudes à changer. Certains changent d’habitudes en une semaine. D’autres en un mois. Et puis il y a ceux qui ne changeront jamais… Parfois, des claques sur les fesses, ça fait du bien. Maintenant, ça ne sert à rien de leur mettre la tête sous l’eau. Pour performer, on a besoin que tout le monde réussisse un grand match à chaque fois. Le problème, c’est qu’il y en a toujours un qui prend une crevaison (sic), qui donne un but à l’autre équipe et c’est ce but qui nous fait perdre...

 

Vous êtes-vous fixé un tableau de marche ?

Je ne regarde même pas le classement (les Gothiques étaient dixièmes avant la 35e journée, ndlr). On est dans une position où il faut compétitionner à chaque fois, c’est tout. Et à la fin, on verra si on a assez de points. Ce sont des choses que tu ne contrôles pas. Tous les matchs sont importants. Et tous les matchs sont difficiles.

 

Vous aviez quitté Amiens en laissant l’impression d’être un “bâtisseur”, d’avoir structuré le club, déjà d’un point de vue des résultats. Avez-vous le sentiment de repartir de zéro ?

Non mais le bâtisseur va remettre un peu de ciment, un peu de béton. On va essayer de replacer les choses, certains détails, certaines pièces.

 

Une qualification même ric-rac peut-elle augurer des play-offs décomplexés de la part d’Amiens qui ne fait pas office de challenger à ce jour ?

On va prendre une étape à la fois. Il va déjà falloir se battre pour décrocher les play-offs. Tu te bats pour être là… Après, tu ne sais pas ce qui peut se passer.

Propos recueillis par Antoine Caux

 

 

(*) Mario Richer a déclaré après la défaite à domicile contre Rouen (1-6, le 17 janvier) : « Ce n’est pas Anthony (Mortas, son prédécesseur sur le banc des Gothiques, ndlr) qu’il fallait évincer mais certains joueurs ».