Frédéric Thollas, l'Artisan en Or dans sa boucherie-charcuterie-traiteur, rue Jules Barni
Installée au 305 rue Jules Barni depuis 1977, la boucherie-charcuterie Thollas est l’un des plus anciens commerces du quartier Saint-Acheul. A sa tête, Frédéric Thollas, 50 ans, est le digne héritier d'un savoir-faire d'excellence qu’il perpétue avec modernité.
23.09.2026
Entre spécialités de la maison et innovations culinaires, en mai dernier le boucher-charcutier Frédéric Thollas recevait le titre de Maître Artisan, la plus haute distinction de l’artisanat. Avec son équipe d’une dizaine de collaborateurs, le boucher met chaque jour son savoir-faire et sa passion au service de sa clientèle très fidèle. La Maison Thollas perpétue depuis déjà deux générations un réel engagement pour la traçabilité des viandes, les circuits courts, ainsi que les valeurs de tradition. « J'ai commencé mon apprentissage à la boucherie, en 1997. J'ai travaillé pendant trois ans avec mon papa, Denis en tant qu'apprenti puis en tant qu'ouvrier jusqu'en 2005. Suite au départ en retraite de mon père j'ai repris l'entreprise familiale avec ma sœur Isabelle et mon beau-frère Thierry en tant que charcutier. Ce qui me plait dans cette profession c'est avant tout le contact des clients, l'enthousiasme, le relationnel, puis l'envie de faire plaisir aux gens», confie le cinquantenaire qui n'avait qu'un an lorsque la boutique ouvrait ses portes rue Jules Barni. Aujourd'hui, parmi ses moteurs pour se lever de très bonne heure chaque matin, figure celui de venir organiser sa belle vitrine et installer tous ses bons produits au bon endroit.
Une histoire qui va perdurer
La clientèle, à la fois issue du quartier mais aussi des communes alentours comme Camon Longueau ou Boves, vient y chercher sa viande : bœuf, veau, volaille, agneau, mais aussi de bons petits plats traditionnels comme les fameuses ficelles picardes, carbonades flamandes, gratins dauphinois, boudins noirs ou encore la très demandée choucroute maison. « On propose aussi la caghuse, une sorte de sauté de porc, un autre plat emblématique picard. Sinon moi, côté viandes, j'aime aussi beaucoup l'entrecôte ou la côte à l'os », sourit l'Artisan en Or, fier également de perpétuer la formation des jeunes apprentis. « Déjà, il faut qu'ils aient le goût du métier, ça c'est important, être courageux, avoir envie d'apprendre, être assidu à son travail, c'est très important aussi! » De quoi inspirer également sa fille, Manon, 21 ans, qui suit une licence de développement commercial chez Interfor à Amiens, en alternance, en vue de poursuivre l'aventure familiale en développant notamment le secteur traiteur pour les particuliers et les entreprises. « C'est une fierté pour moi et son grand-père car c'est une continuité de la famille. De plus, avec une jeune femme qui rentre dans un milieu encore très masculin, conclut l'artisan. C'est aussi malheureusement un métier noble qui se perd tout doucement. Pourtant il peut plaire aux jeunes désireux de vivre un métier de passion au milieu des beaux produits. »