L'îlot commerçant du mois dans la rue Gauthier de Rumilly
23.09.2026
Un quartier, des commerces, des savoir-faire
Au cœur du quartier Henriville, la rue Gaulthier de Rumilly rassemble plusieurs commerces de proximité qui participent chaque jour à la vie et à l’animation du quartier. Boulangerie, boucherie-charcuterie, épicerie, fleuriste, cordonnerie, friperie… les habitants peuvent y retrouver une diversité de commerces et de services.
Nous vous proposons de découvrir l’ensemble des commerçants qui font vivre cet îlot, avec un coup de projecteur particulier sur quatre enseignes et leurs commerçants.
- La Croustillante | boulangerie-pâtisserie | 13, rue Gauthier de Rumilly
- Maison Bréelle | boucherie-charcuterie-traiteur | 11, rue Gauthier de Rumilly
- Côté Marché| épicerie-supérette | 15, rue Gauthier de Rumilly
- La Mie d’Amiens | boulangerie-pâtisserie | 18, rue Gaulthier de Rumilly
- Prestig’Flore | fleuriste | 20, rue Gaulthier de Rumilly
Quatre commerçants à l’honneur :
- Boucherie Longueville | boucherie | 30, rue Gauthier de Rumilly
- Cordonnerie Henriville | cordonnerie-serrurerie | 34, rue Gauthier de Rumilly
- Fripes et Merveilles | friperie-brocante | 151, rue Gauthier de Rumilly
- La côte de Bœuf | boucherie halal | 173, Bd de Dury
La Croustillante ou l'amour du travail bien fait
La Croustillante, c’est l'ambiance familiale d'une boulangerie d'un quartier dynamique avec un charcutier qui a beaucoup de titres, un cordonnier qui travaille très bien, une fleuriste très créative. ou encore un épicier super sympa.
Emmanuel Vasseur a repris la boulangerie La Croustillante il y a 22 ans. A 52 ans, l’artisan est ravi de voir son équipe de boulangers gagner le concours de la meilleure baguette Tradition de la Somme trois fois d'affilée. En 2026, 2024 et 2018. « On a une très bonne baguette tradition en effet et nous faisons aussi de la tarterie, de la pâtisserie boulangère: des tartelettes, des tropéziennes, du flan, toute la gamme de pâte à choux, les éclairs…, » commence à lister le boulanger qui du lundi au samedi avec toute son équipe sert une clientèle de quartier mais aussi les personnes qui travaillent dans les administrations autour de la boulangerie et ceux qui remontent la rue en voiture et font un stop à la boulangerie car ils apprécient notamment la belle gamme de sandwiches du midi. « Moi je suis né dedans, mon père était boulanger. Ça fait 30 ans que je fais ça. Ce que j'aime, c'est le contact avec la matière, le contact client et puis la gestion du personnel aussi. C’est tout de même un métier qui demande de la motivation et de la polyvalence. » En effet, il faut gérer le magasin, le travail du pain à la nuit, le travail du pain le jour, la pâtisserie, la tarterie, les pièces montées, les livraisons aussi, mais surtout veiller à perpétuer l’amour du travail bien fait !
Le pouvoir des fleurs de Prestig'Flore
Ce mois-ci, Jenny fêtera ses 39 ans à la tête de sa très belle boutique de créations florales, Prestig’Flore !
« Oui ici ça me ressemble, mais on évolue, vous savez, ça fait 39 ans. J'évolue avec le temps, avec les inspirations, on cherche toujours la nouveauté », avoue celle qui chaque semaine se rend à Rungis chercher les merveilles tant apprécier de sa belle clientèle. « Il y en a très peu qui se déplacent à Rungis. J'arrive là-bas à 4h du matin et je fais mon marché. Il y a des fournisseurs locaux qui sont autour de Paris et qui nous présentent toutes les fleurs de saison. Dès qu'il y a des petits producteurs qui sont là et qui présentent de la belle marchandise, on est preneur. » Chez Jenny, les clients aiment beaucoup les renoncules, les pivoines, dahlias et autres mimosas, notamment en janvier, qui viennent directement de Bormes-les-Mimosas dans le Var.
Le plaisir avant tout
« Mes clients aiment offrir, certes, de beaux bouquets mais aussi agrémenter leurs domiciles de belles compostions. On a cette chance d'être dans un quartier où on a de très bons clients. J’aime leur proposer des univers qui varient. On change à peu près 3 à 4 fois dans l'année d'univers. Oui, je ne passe pas 39 ans dans ma boutique sans rien changer, » s’amuse la décoratrice florale. Pour elle aussi c’est un plaisir chaque matin de retourner dans son magasin, tout comme se lever le jeudi à 1h20 pour aller à Rungis. « Avant de faire plaisir à mes clients, à fournir la boutique, je me fais plaisir. C'est un marché XXL donc je remplis aisément le camion. Moi je ne commande pas d'avance. J'arrive, ça j'adore, ça je prends, je m'éclate d'abord et après j'arrive au magasin et là je prends le rôle de la commerçante qui fait de son mieux pour ses clients! »
Une boutique dans l'air du temps
Lydie Berton a ouvert Fripes et Merveilles en novembre 2021 et se réjouit de voir sa boutique tel un lien d'échanges entre habitants du quartier.
Chez Fripes et Merveilles, on trouve des vêtements d'occasion en très bon état, mais aussi beaucoup d'objets de décoration, de brocante, des bijoux fantaisie et anciens, des sacs à main. Il y a de la vaisselle, des petits meubles. « Le choix de la fripe car j'ai toujours consommé comme ça, j'ai toujours été attirée par l'occasion. J'achète les vêtements en très grosse quantité que je trie et nettoie, donc il y a beaucoup de travail en amont. Et après, pour tout le reste, je vais chiner. Parfois, il m'arrive aussi d'avoir des gens qui viennent me proposer des objets, des bijoux », dévoile Lydie Berton qui adore évoluer dans sa boutique ouverte du mercredi au samedi de 10h à 19h non stop et toujours animée par les visiteurs du jour. Principalement, une clientèle d'habitués issus du quartier, voire de plus loin, comme de Paris. « Les habitants du quartier aiment se retrouver ici aussi. Je ne suis pas le bistrot du coin, mais c'est un lieu aussi où on se rencontre. Le bouche à oreille fonctionne très bien pour moi. Je vois beaucoup de clients qui aiment venir ici pour se détendre, voir autre chose, se laisser surprendre. Certains me disent 'oh j'ai pas passé une belle journée, alors je viens vous voir !' Sans parler de la grande tendance de la seconde main. »
La Côte de Boeuf, boucherie halal et traiteur oriental
Ali El Idrissi, 37 ans, a repris il y a quatre an la boucherie La Côte de Boeuf située tout en haut de la rue Gauthier de Rumilly. Après avoir tout rénové, une toute nouvelle clientèle a rejoint celle des habitués. « Nous avons créé un espace plus ouvert, lumineux et moderne. En plus des viandes issues de bêtes de concours, nous proposons toute une sélection de préparation comme les cordons bleus, boudins blancs ou pâtés maisons mais aussi des spécialités orientales. Que du frais, fait maison et sur commande. Le couscous est très demandé, arrivent ensuite les tajines au poulet ou d'agneau, puis les pastillas poulet ou fruits de mer et enfin les méchouis », liste le boucher qui peut compter sur son épouse Siham et toute son équipe composée de Stéphane, Andy et Nawal.