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cathédrale Amiens

La cathédrale Notre-Dame d’Amiens

La cathédrale, encore classique, annonce en effet les voies de l’art gothique rayonnant et présente une unité de style remarquable conférant à l’édifice une importance majeure au sein de l’évolution de cet art de construire en Picardie comme en Europe occidentale.

La construction

Le chantier de construction s’inscrit dans une période de prospérité économique pour Amiens. Ouvert en 1220, il est conduit par trois maîtres d’œuvre successifs. Il faut probablement attribuer le plan de l’édifice, à l’exception du chevet, à Robert de Luzarches. Il élève les collatéraux de la nef jusqu’aux voûtes ainsi que les porches de la façade occidentale.

Thomas de Cormont poursuit l’œuvre par le déambulatoire et ses chapelles rayonnantes, puis les parties hautes de la nef qu’il fait voûter. Le style de son fils, Renaud de Cormont, se révèle différent. Ce maître monte les superstructures du chœur et de l’abside et lance à plus de 42 mètres les voûtes de la croisée et des parties orientales de l’édifice. En dépit d’un incendie survenu en 1258, la construction s’avère d’une rare rapidité. En 1269, lors de la pose du vitrail central du chœur, le gros œuvre de la cathédrale est presque achevé. Par la suite, de 1290 à 1375, les murs latéraux des bas-côtés de la nef sont percés, entre les contreforts, afin d’accueillir un ensemble de chapelles latérales. Quant aux deux tours de la façade occidentale, leur construction est assurée de 1365 à 1402. Détruite par la foudre en 1528, la flèche originelle du monument est remplacée par celle que l’on admire toujours, l’une des plus anciennes flèches en bois et plomb de France, et culmine à près de 112,70 mètres de hauteur, faisant de la cathédrale l’édifice le plus haut d’Amiens.

cathédrale Amiens
cathédrale Amiens

Le plan

Le plan de la cathédrale est harmonieux. La nef de sept travées est flanquée à l’origine de bas-côtés simples. Le transept saillant, dont les bras profonds de trois travées sont eux aussi dotés de collatéraux, précède le sanctuaire. Celui-ci, au-delà de quatre travées droites, se prolonge par une abside à sept pans. Les collatéraux internes du sanctuaire sont reliés par un déambulatoire, tandis que les sept chapelles rayonnantes correspondent aux bas-côtés externes.

cathédrale Amiens
cathédrale Amiens

Historique d’une découverte

  • 1972 : Signature de la convention du Patrimoine mondial de l’Unesco.
  • 1981 : La cathédrale d’Amiens, qui a été élevée pour l’essentiel entre 1220 et 1288, est inscrite au Patrimoine mondial.
  • 1992 : La campagne de restauration de la façade occidentale de la cathédrale est initiée au cours de laquelle l’usage de la désincrustation photonique (communément appelée « laser) et une réflexion sur les polychromies sont engagées. 
  • 1993 : Ouverture du chantier de restauration par le nettoyage de la tour sud et du portail de la Mère-Dieu, situé à sa base.
  • 1994 : Signature de la convention fixant le partenariat financier pour la restauration de la façade occidentale de la cathédrale Notre- Dame. La Ville d’Amiens, le Conseil départemental de la Somme et la Région Picardie s’unissent pour apporter leur soutien à l’État afin d’améliorer les travaux de ravalement.
  • Chacune de ces collectivités territoriales contribue dès lors au financement dudit chantier à hauteur de 305 000 € par an, soit 915 000 € annuels, part équivalente à celle de l’État.
  • 1998 : La cathédrale d’Amiens est inscrite une seconde fois au patrimoine mondial de l’Unesco au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France.