Films pop, films d’auteur, films du monde
Une grande actrice et un grand pays de cinéma. Le Festival international du film d’Amiens met à l’affiche du 13 au 21 novembre Maria de Medeiros et l’Iran.
04.11.2026
JDA 1168
C’est au début des années 2000, alors qu’il travaillait à Montréal pour le festival Vues d’Afrique – jumelé avec le Festival international du film d’Amiens (Fifam) – que Dominique Olier a commencé à fréquenter le rendez-vous amiénois créé en 1980 et qui revient cette année du 13 au 21 novembre pour sa 46e édition. « En tant que cinéphile, j’étais proche de sa programmation ouverte sur les cinémas du monde, du Sud », confie celui qui a initié en 2005 le festival Cinémondes et a repris cette année la direction artistique du Fifam.
Vaste sélection officielle
Sa première programmation amiénoise repose sur trois piliers : une invitée avec carte blanche et rétrospective, un focus sur un pays et une grosse sélection officielle. Cette dernière compte 52 œuvres (!) en huit compétitions : fiction, documentaire, animation et “hors champ”, à chaque fois en longs et courts métrages. « Il y a de plus en plus de mélanges, de cinéma hybride, ce qui a sa place dans les festivals », définit le directeur artistique. Parmi les 130 films programmés, on compte aussi bon nombre d’avant-premières, dont Roma Elastica, de Bertrand Mandico, en clôture. L’invitée d’honneur du festival n’est autre que Maria de Medeiros. Une comédienne (notamment dans Pulp Fiction), mais aussi une cinéaste : quatre de ses films seront projetés. « Cette actrice internationale résume bien ce que l’on veut, présente Dominique Olier. Du cinéma pop et du cinéma d’auteur. » Elle rencontrera le public le 15 novembre à 16h30.
Persepolis, de Marjane Satrapi, dans le focus sur l’Iran.
Roma Elastica, de Bertrand Mandico, en clôture du festival.
L’histoire en marche
Quant au pays mis en lumière, il s’agit de l’Iran, d’où viennent Abbas Kiarostami, Marjane Satrapi (décédée en juin dernier) ou Jafar Panahi. Un pays à l’actualité « terriblement brûlante, pointe le directeur artistique. Il n’y a rien de mieux que le cinéma pour comprendre l’histoire en marche ». « Je suis heureux que la nouvelle formule de ce festival d’envergure, maillon fort de notre filière audiovisuelle, se penche sur l’Iran, poursuit Karl Tourais, conseiller d’Amiens Métropole délégué à la culture. C’est un symbole fort dans le monde actuel traversé de bouleversements. »
Jean-Christophe Fouquet
| 46e Festival international du film d’Amiens Du 13 au 21 novembre Dans les trois cinémas d’Amiens |