Votre navigateur est obsolète!

Mettez à jour votre navigateur pour afficher correctement ce site Web. Mettre à jour maintenant

×

Le célèbre chorégraphe Angelin Preljocaj revisite Le Lac des cygnes : 26 danseurs donnent vie à sa vision contemporaine du ballet classique du 7 au 9 janvier à la Maison de la culture.

L’envol d’un mythe  © Ballet Preljocaj

17.12.2025

JDA 1138

C’est à l’occasion du bicentenaire de la naissance de Marius Petipa, chorégraphe originel du Lac des cygnes né en 1818, qu’Angelin Preljocaj a redécouvert avec envie la musique de Tchaïkovski. Il décide alors de gravir cet « Everest des chorégraphes » après avoir créé Ghost à Saint-Pétersbourg, une pièce en hommage à Petipa. Dans la lignée de ses interprétations de Roméo et Juliette (1990) et Blanche Neige (2009), Preljocaj offre un Lac des cygnes aux prises avec notre temps. Dans le ballet romantique, le prince Siegfried tombe amoureux d'Odette, princesse transformée en cygne par le sorcier Von Rothbart. Cette histoire d’amour impossible sert ici de prétexte à un autre propos : l’exploitation d’énergies fossiles, la construction d’une usine au bord du lac...

Fable écologique

La dualité est centrale. Entre bien et mal, cygne blanc et cygne noir (les deux facettes d’Odile). Mais aussi entre la puissance et la grâce des danseurs, leur force et leur fragilité. Entre tradition et modernité : la danse contemporaine prend le pas sur le ballet classique, sans totalement l’effacer. Les danseuses portent le tutu mais pas de pointes. Solo, pas de deux et corps de ballet prennent forme avec une inventivité hors norme. L’eau est l’autre élément incontestable de la pièce. Comme décor, à travers les projections du cinéaste d’animation Boris Labbé. Dans le travail des lumières. Dans les corps. Polluée, elle incarne aussi le désastre écologique. « C’est comme si sur les traces de constructions anciennes, je bâtissais une nouvelle ville », résume Angelin Preljocaj. Qui signe un Lac aussi personnel que nécessaire.

Candice Cazé

 

Le Lac des cygnes

Les 7, 8 et 9 janvier à 19h30

Maison de la culture

maisondelaculture-amiens.com