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L’adoption de la loi de finances 2026 de l’État le 2 février a permis le vote du budget d’Amiens Métropole lors de l’assemblée du 12 février.

Le dernier budget de la mandature approuvé © Murmur Architecture
Le budget prévoit notamment la construction d’une bibliothèque d’environ 500 m2 à Boves.

04.03.2026

JDA 1145

La reconduction à l’identique des taux d’imposition en 2026 a introduit la feuille de route du budget adopté lors du conseil d’Amiens Métropole le 12 février. Les impôts directs locaux restent à 14,81 % pour la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, à 6,12 % pour la taxe foncière sur les propriétés bâties et à 4,75 % pour la taxe foncière sur les propriétés non bâties. De même, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères est maintenue à 9,53 %, soit « le même taux qu’en 2014 », a souligné Alain Gest qui présidait l’assemblée pour la dernière fois avant son retrait de la vie politique (lire ci-dessous). La loi de finances de l’État adoptée le 2 février « confirme nos craintes avec une perte globale d’autofinancement de plus de 8,9 millions d’euros, suite à la baisse continue des concours de l’État aux collectivités locales », a relevé Alain Gest.

Poursuite des projets

Néanmoins, pour 2026, le budget principal d’Amiens Métropole reste équilibré avec plus de 164 millions d’euros de recettes (impôts, dotations…), plus de 135 millions d’euros de dépenses courantes « maîtrisées » (frais de personnel, fonctionnement des services…) et une capacité d’autofinancement de plus de 28 millions d’euros. Les subventions aux associations et aux établissements culturels sont préservées. Et le montant d’investissement de plus de 71 millions d’euros reste « ambitieux » afin de poursuivre des projets tels que la reconstruction de la salle de boxe Émile-Moiroud à Étouvie, la création d’une bibliothèque à Boves, la transformation de la halle Atlantic, la construction de la bibliothèque d’Étouvie ou celle de la Plateforme de l’innovation, des images et de la création (PIC) à Gare-la-Vallée.

 

L’emploi finance le bus

De son côté, le budget dédié au transport urbain, qui « ne reçoit aucune participation du budget principal, est majoritairement financé par les employeurs publics et privés d’au moins onze salariés depuis au moins cinq ans », a rappelé Alain Gest. En 2026, 51 millions d’euros de recettes seront liés au versement mobilité qui a augmenté de 39 % par rapport à 2020. « Cela illustre la dynamique du territoire et la hausse du nombre d’emplois. Cela contribue à couvrir 85 % des charges d’exploitation du service transport. C’est d’autant plus important qu’Amiens Métropole maintient des tarifs adaptés à la situation des ménages. Depuis 2017, le réseau de bus enregistre une hausse du taux de fréquentation de plus de 26 % tandis qu’en 2022, le taux de satisfaction des usagers était de 87 %. »

 

Ingrid Lemaire

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Dernière assemblée d’Alain Gest

Président d’Amiens Métropole depuis 2014, Alain Gest met un terme à son parcours politique. Le 12 février, il a présidé sa dernière assemblée et estimé avec émotion avoir eu « une vie comblée après quarante et une années au service du bien commun ». Et de poursuivre : « La vie politique m’a permis de mettre en oeuvre ce en quoi je croyais. J’ai pu saisir les qualités des habitants du département et de la métropole que les crises ont aiguisés et les défis révélés. J’invite la jeune génération à ne jamais renoncer et à redonner aux citoyens le goût de la chose publique ». Patrick Desseaux, maire de Thézy-Glimont et premier vice-président d’Amiens Métropole, a salué un homme « qui a su rassembler les édiles ». Lui aussi quitte la vie publique et ne se représentera pas aux élections municipales des 15 et 22 mars, tout comme « un tiers des maires d’Amiens Métropole », a par ailleurs noté Alain Gest.