TGV : deux allers-retours par jour fin 2028
Ce serait désormais pour décembre 2028. Le report d’un an du barreau Picardie-Roissy s’accompagne d’une information concrète : quatorze allers-retours entre Amiens et Roissy par jour. Dont deux en TGV.
Ici, leur avancée à Marly-la-Ville, dans le Val-d'Oise, en janvier 2025.
07.01.2026
JDA 1139
L’annonce a été faite le 19 décembre dernier au sortir d’une longue réunion de négociations entre l’État, la Région, le Département, la SNCF et les élus d’Amiens : le barreau TGV Picardie-Roissy est encore repoussé. « Mais ce n’est plus une Arlésienne », tempère le président de Région Xavier Bertrand. Rendez-vous, cette fois, le « 10 décembre 2028 », avance le préfet des Hauts-de-France Bertrand Gaume. Soit quatre ans après la date promise en 2017 à Amiens par Bernard Cazeneuve, alors Premier ministre.
Bons signaux
La SNCF explique ce nouveau report d’un an par l’incompatibilité des signalétiques de la LGV Nord-Europe (celle qui n’est pas passée par Amiens il y a trente-cinq ans), reliée à Roissy-Charles-de-Gaulle, avec celle de la ligne classique Amiens-Paris par laquelle le TGV (à vitesse normale) atteindra la ville grâce au barreau, via Creil. « Nos exigences de sécurité sont au même niveau que le nucléaire », justifie la SNCF. La liaison utilisera donc le système européen.
TER et TGV
« Une promesse de 2017 qui devient réalité en 2028, c’est long, soupire le maire d’Amiens Hubert de Jenlis. Mais nous sommes exigeants et restons vigilants sur l’offre. Il y aura bien des TGV en gare d’Amiens. » Cela n’était pas gagné : la desserte aurait pu n’être qu’en TER. « Heureusement, les élus sont pugnaces », salue Xavier Bertrand. D’autant qu’« Amiens Métropole met 8,3 millions d’euros dans l’opération », rappelle Alain Gest, son président.
Potentiel d’attractivité
Résultat : quatorze allers-retours quotidiens prévus entre Amiens et Roissy. Douze en TER, deux en TGV. Cette desserte très attendue « facilitera la vie des Amiénois travaillant à Roissy » et incitera « d’autres personnes à venir ici », cadrent Hubert de Jenlis et Alain Gest. Un gros potentiel d’attractivité. Mais aussi une « question de justice » suite à la perte du statut de capitale régionale en 2015.
Jean-Christophe Fouquet