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Si le premier don de l’Etat remonte à 1802 (envoi de tableaux royaux pour décorer la salle de l’hôtel de ville à l’occasion de la signature de la paix avec l’Angleterre), il faut attendre les années 1873-1875 pour voir le musée constitué. Municipalisé, le «  Musée Napoléon » - succursale des Musées nationaux - devient le Musée de Picardie. Il regroupe alors les collections de l’Ecole de Dessin fondée à la Révolution, celles déposées dans différentes salles de la mairie et celles rassemblées dès 1836 à la bibliothèque par la Société des Antiquaires : on y trouve notamment  de nombreux dépôts de l’Etat, dont des objets de la collection Campana (1863) et des découvertes archéologiques réalisées  principalement à  Amiens. En 1891, le dépôt de cent objets égyptiens du Louvre constitue  l’ossature de la collection égyptienne et renforce le caractère éclectique du musée.

En 1894, la donation Lavalard, dote le musée d’une exceptionnelle collection de 250 tableaux. De véritables chefs-d’œuvre de peinture étrangère s’en détachent au sein d’un ensemble remarquable de peintures françaises du XVIIIe siècle. Le musée s’enrichit parallèlement de nombreux envois du Salon (peintures, sculptures) tandis que le legs du sculpteur Déloye et le don des héritiers de Puvis de Chavannes en 1899  offrent les prémices d’un cabinet de dessins.  En 1908, par l’effet de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, les plus remarquables Puys de la cathédrale entrent au musée. Le legs de la collection de l’abbé Dumont en 1921 permet quant à lui l’entrée d’œuvres de l’Ecole de Barbizon. Par le legs d’Albert Maignan (mort en 1908), le musée bénéficie outre son fonds d’atelier et celui de son beau-père, Charles Larivière,  d’une brillante collection d’antiques et d’objets d’art médiévaux. En 1911, la donation des frères Duthoit apporte plusieurs centaines de dessins, précieux témoignages iconographiques du patrimoine amiénois et régional.

Jules Claude Ziegler (1804-1856) huile sur toile, collection du FNAC, Paris, dépôt au Musée de Picardie © Irwin Leullier-Musée de Picardie © © Irwin Leullier-Musée de Picardie

La Paix d’Amiens, 1853,

Jules Claude Ziegler (1804 – 1856) huile sur toile, collection du FNAC, Paris, dépôt au Musée de Picardie ©Irwin Leullier / Musée de Picardie

La reconstruction d’Amiens après 1945 constitue une importante source d’enrichissement des collections archéologiques grâce en particulier à l’architecte  François Vasselle.  L’intensification de la recherche, à partir de 1973 sous l’impulsion de la Direction des Antiquités de Picardie, se poursuit et bénéficie d’une législation plus précise, plus contraignante, permettant la dévolution quasi systématique au Musée de Picardie des objets issus des fouilles réalisées à Amiens et dans sa région.

Après quelques initiatives prises après la Seconde Guerre mondiale, il faut attendre les années 1980 pour que s’affirme également une politique d’acquisitions en matière d’art moderne et contemporain. La volonté de la ville, manifestée par des achats d’envergure (Dubuffet, Balthus), les liens tissés avec le Fonds national d’Art contemporain, le Fonds régional d’Art contemporain et le soutien de l’Etat (dépôt de toiles de Dubuffet, Picasso) jettent les bases d’une nouvelle collection. La commande publique menée par la ville et la Délégation aux arts plastiques permet la réalisation  in situ en 1992, du  Wall Drawing n°711, conçu par Sol LeWitt tandis que les expositions monographiques d’artistes contemporains sont autant d’occasions d’acquérir des œuvres.

Enfin, l’action généreuse des Amis des musées d’Amiens, association créée en 1981, permet d’enrichir régulièrement les collections des musées d’Amiens.